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réduire le risque de 40% du cancer du sein grâce au régime méditerranéen

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L ’adoption du régime méditerranéen réduit de 40 % le risque de développer un cancer du sein.

Du point de vue scientifique, ce qu’on appelle «régime méditerranéen» fait référence au mode d’alimentation des habitants du sud de l’Italie et de la Grèce. Il s’agit en gros d’une alimentation assez frugale, principalement végétarienne, qui se caractérise par:

1 Une consommation abondante de produits végétaux, comme les céréales complètes, les légumes, les fruits, les légumineuses et les noix
2 Un apport relativement élevé en matières grasses monoinsaturées (huile d’olive) et polyinsaturées (oméga-6 et oméga-3), mais faibles en gras saturés
3 Une consommation régulière de poissons et de volailles

Un autre point positif du régime méditerranéen est qu’il est dépourvu d’aliments industriels transformés. Ils sont connus pour contenir des quantités importantes de sucres ajoutés, de gras saturés ou trans et de sel. En somme, il s’agit d’un mode d’alimentation qui est pratiquement à l’opposé du régime alimentaire européen, où la plupart des calories proviennent d’aliments transformés, de viandes et de sucres ajoutés.

Régime méditerranéen: 40% de risque de cancer du sein en moins

De nombreuses études ont clairement montré que l’adhésion au régime méditerranéen est associée à une diminution notable de plusieurs maladies chroniques. Incluant les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2. Un des meilleurs exemples de cet effet protecteur est l’étude randomisée PREDIMED (Prevencion con Dieta Mediterranea) qui a permis de démontrer que l’adhésion à un régime méditerranéen riche en huile d’olive extravierge ou en noix réduisait d’environ 30 % le risque de développer ces maladies ainsi que certaines complications vasculaires comme l’artérite des 1 membres inférieurs .

Rappelons que les études randomisées sont celles qu’on associe généralement au développement de médicaments. Elles sont très fiables, mais représentent des coûts généralement beaucoup trop élevés pour les études en prévention. Ce qui rend l’étude citée ici encore plus précieuse, car elle valide d’autres études populationnelles qui n’étaient pas randomisées.

Plus récemment, il fut observé que les femmes âgées de 60 à 80 ans qui participaient à l’étude étaient beaucoup moins touchées par le cancer du sein. Avec une diminution du risque de 40 % chez le groupe supplémenté en noix et de 70 % chez le groupe supplémenté en huile d’olive. La diminution drastique du risque de cancer du sein observée à la suite de l’adhésion au régime méditerranéen indique donc fortement que ce mode d’alimentation peut jouer un rôle capital dans la prévention de ce cancer.

Diminution du cancer du sein non hormono-dépendant: le plus agressif

Cet effet préventif du régime méditerranéen est bien illustré par les résultats d’une autre étude importante. Elle a été réalisée auprès de 62 573 Hollandaises âgées de 55 à 69 ans. Les scientifiques ont examiné l’incidence de cancer du sein dans cette cohorte pendant une période de 20 ans. Ils ont ainsi observé que les femmes qui adhéraient le plus au régime méditerranéen avaient un risque d’être touchées par un cancer du sein ( cancre non hormone-dépendant, sans expression de récepteur aux estrogènes) 40 % plus faible que celles qui n’adoptaient pas ces habitudes alimentaires.

Ces observations sont très intéressantes. Car ces cancers ont souvent un mauvais pronostic en raison de leur croissance très rapide et d’une évolution clinique agressive. L’identification d’un effet préventif du régime méditerranéen contre ce type de cancer du sein très invasif pourrait donc s’avérer d’une grande importance pour diminuer le fardeau imposé par cette maladie.

Sources

Martínez-González MA et coll. Benefits of the mediterranean diet: insights from the PREDIMED study. Prog. Cardiovasc. Dis. 58: 50-60.

Toledo E et coll. Mediterranean diet and invasive breast cancer risk among women at high cardiovascular risk in the PREDIMED trial: a randomized clinical trial. JAMA Intern Med. 175:1752-60.

Van den Brandt PA et M Schulpen. Mediterranean diet adherence and risk of postmenopausal breast cancer: results of a cohort study and meta-analysis. Int. J. Cancer.

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