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Jason, 49 ans, est décédé après plus de 14 mois à se battre contre le coronavirus à l’hôpital: «Il ne pouvait plus vivre comme ça»

Selon nos confrères de sudinfo.be. Jason Kelk, 49 ans, est décédé après plus de 14 mois d’hospitalisation, au cours desquels il s’est battu contre le coronavirus. Il est le Britannique « hospitalisé le plus longtemps pour Covid ». Après ces longs mois difficiles, son épouse, Sue, a dû prendre la lourde décision d’arrêter le traitement de son mari, qui ne guérissait pas. « Il ne pouvait plus vivre comme ça », a confié Sue dans les colonnes du Mirror.

C’est le 31 mars de l’année dernière que Jason a été admis à l’hôpital St James de Leeds, au Royaume-Uni. Ce vendredi 18 juin, le quadragénaire est finalement décédé. « Les gens ne pensent peut-être pas qu’il a été courageux, mais mon Dieu, il a été courageux. Et je pense que c’est la chose la plus courageuse que vous puissiez faire, de dire ‘je ne veux plus vivre comme ça’ », a expliqué l’épouse de Jason.

Souffrant de diabète de type II et d’asthme, Jason avait été transféré aux soins intensifs le 3 avril. Il y est resté durant 14 mois, luttant pour rester en vie. Au fur et à mesure de son hospitalisation, l’état de santé de Jason ne s’améliorait pas. Le Covid-19 attaquait son corps. Il a d’ailleurs développé de gros problèmes d’estomac et a dû être nourri par voie intraveineuse.

En mars 2021, la famille de Jason a retrouvé un peu d’espoir quand il a passé 15 jours d’affilée sans respirateur artificiel. Il pouvait même profiter des visites des membres de sa famille. Il a confié à sa femme qu’il était impatient de rentrer chez lui, pour s’asseoir sur son canapé et « manger des fish and chips à emporter avec Sue en regardant la télé ».

Malheureusement, en mai dernier, l’état de Jason s’est dégradé et il a dû repasser sous respirateur artificiel. « C’est à ce moment-là qu’il a décidé qu’il en avait assez », a confié Sue. « Il voulait juste que tout se termine. Les antibiotiques avaient fonctionné mais son esprit avait disparu. Je pense que Jason est parti en février 2020. Je pense que je me prépare depuis le début, non pas que je n’aie pas cru qu’il pouvait le faire, mais au cours des dernières semaines avec sa rechute, j’ai reçu un coup de pied dans les dents », explique encore l’épouse de Jason.

Son mari ne voulant plus vivre comme ça, Sue a dû donner son accord pour qu’on arrête le traitement et qu’on le laisse partir. Quand il est décédé, Jason était entouré de sa mère, de son père et de sa sœur. Il laisse également derrière lui ses huit petits-enfants. « Nous étions des âmes sœurs, nous avions encore plein de choses à faire », a ajouté Sue, dévastée par le décès de son mari.

 

Source : Sudinfo.be et Mirror